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L'équipe

L'équipe de Football 


Numéro
Dans le football classique les numéros des joueurs sont typiques de leur rôle sur le terrain : 1 gardien, 2 défenseur droit, 3 défenseur gauche, 4 défenseur central, 5 libéro ou défenseur central, 6 milieu récupérateur, 7 milieu latéral, 8 milieu relayeur, 9 avant-centre, 10 meneur de jeu, 11 attaquant de soutien
Dans le football moderne et l'élargissement du banc à un grand nombre de joueurs, les numéros ne sont plus significatifs de la fonction occupée. Toutefois, en référence à des joueurs de classe mondiale ayant arboré tel ou tel numéro (Kopa 9, Platini 10, Zidane 10, etc.) ces numéros (1, 9 et 10 surtout) sont souvent utilisés par des joueurs qui tiennent effectivement la fonction renommée et souhaitent également se montrer en digne successeur.
Le gardien de but
Article détaillé : Gardien de but (football).

Le rôle du gardien de but a évolué récemment dans le sens d'une participation accrue au jeu (notamment dans la relance et dans les interventions en dehors de la surface). Le gardien est donc, du fait de son positionnement sur le terrain, un élément déterminant sur l'aspect tactique du jeu de son équipe (couverture en phase défensive, choix des relances en phase offensive).Il peut même lors d'action désespérée venir tirer un coup franc, voire monter dans la surface de réparation adverse pour un ultime coup de pied arrêté.
La défense

Les défenseurs sont habituellement des joueurs solides et rigoureux, dont la tâche principale consiste à perturber, ou idéalement empêcher, le jeu de l'attaque adverse. Le ballon peut être récupéré à la suite d'un duel gagné par un défenseur (action individuelle) ou par une déstabilisation des adversaires par une stratégie collective (interception, provocation d'un hors-jeu, etc.). Les qualités requises pour un bon défenseur sont donc le sang-froid, la concentration et l'intelligence de jeu, notamment dans le placement. Pendant longtemps, on a pu estimer que les défenseurs étant des « destructeurs » de jeu, qu'ils n'avaient pas à montrer de capacités techniques particulières. Ce n'est plus le cas actuellement, car ils sont amenés à participer à des tâches offensives.

Une ligne de défense est habituellement constituée de quatre joueurs, plus rarement trois ou cinq. La défense à quatre « typique » comprend deux arrières latéraux, qui évoluent chacun sur un côté, et deux arrières centraux.
Les arrières latéraux

Les arrières latéraux appelés aussi défenseurs droits ou défenseurs gauches, en fonction du côté sur lequel ils jouent, ont pour rôle de protéger les côtés du terrain. Comme les arrières centraux, ils doivent avoir de grandes qualités défensives pour empêcher les joueurs adverses de jouer le ballon. Néanmoins, à l'inverse de leurs coéquipiers du centre, du fait qu'ils sont positionnés dans une zone de jeu où les tirs sont très difficiles à réaliser, leurs erreurs peuvent porter moins de préjudices à l'équipe. C'est pour cela qu'ils n'hésitent pas à remonter haut dans leurs couloirs pour apporter le danger aux avant-postes quitte à laisser de larges espaces derrière eux. Le fait qu'ils évoluent dans une zone du terrain où il y a peu de joueurs (en comparaison de l'axe du terrain) les dispense de posséder un gabarit imposant ou un bon jeu de tête. En revanche, les arrières latéraux, de par leur position, doivent souvent faire face à des ballons lancés dans la profondeur, car ils n'ont pas de coéquipier dans leur dos. Le football moderne leur impose de couvrir des distances de plus en plus longues, et le plus rapidement possible. C'est souvent pour cela qu'il s'agit souvent de joueurs rapides capable d'attaquer et de se replier avec autant de célérité. Le fait que le football moderne oblige l'arrière latéral à monter dans son couloir jusqu'en attaque, a poussé ce dernier à faire preuve de plus grandes qualités offensives. Ainsi, ce sont souvent des joueurs capables de délivrer des centres précis et désormais, aussi aptes à déborder que leurs adversaires d'autrefois, les ailiers, qui eux tendent à disparaître.

Parmi les plus célèbres arrières latéraux, on peut citer :
arrières gauches : Paolo Maldini (Italie), Roberto Carlos (Brésil), Giacinto Facchetti (Italie), Bixente Lizarazu (France), Nilton Santos (Brésil), Andreas Brehme (Allemagne)
arrières droits : Cafu (Brésil), Carlos Alberto Torres (Brésil), Jorge Olguin (Argentine), Lilian Thuram (France).
Les défenseurs centraux

Les défenseurs centraux occupent l'axe de la défense. Ils sont au nombre de deux ou de trois suivant l'organisation de l'équipe, soit alignés ou positionnés de manière à ce que l'un d'entre eux occupent une position plus basse sur le terrain, le libéro. Dans ce dernier cas, on distingue deux types de défenseurs centraux : le « stoppeur » et le « libéro ».
Le « stoppeur » est un joueur caractérisé par ses capacités à empêcher l'attaquant adverse à approcher des buts de son gardien. Il use du tacle pour prendre le ballon dans les pieds de son adversaire, de son jeu de tête pour empêcher les centres et les passes longues des milieux vers les attaquants et plus généralement de son physique pour stopper son adversaire. Le stoppeur est le joueur spécifiquement chargé de neutraliser l'avant-centre.
Le libéro est le joueur de champ qui joue le plus bas sur le terrain, et est déchargé de tout marquage individuel. Parce qu'il a une position plus reculée et une meilleure lecture du jeu adverse, il est considéré comme le « patron » de l'animation défensive, qui donne les consignes tactiques : placement, montées en vue du hors-jeu. Il est aussi le dernier recours parmi les joueurs de champ, venant suppléer un de ses partenaires débordés, ou anticipant une trajectoire pour intercepter le ballon. C'est un poste qui requiert une grande intelligence de jeu. Dans certains dispositifs tactiques, notamment en Allemagne, dans les années 70 et 80, le libéro par sa liberté sur le terrain, avait souvent un rôle offensif et participait au jeu d'attaque, en montant aux avant-postes. Franz Beckenbauer fut même à ce poste et à son époque, le véritable meneur de jeu de l'équipe d'Allemagne.

Néanmoins, cette distinction traditionnelle n'existe pratiquement plus dans le football moderne, puisque depuis le début des années 90, le recours systématique à la défense en ligne a sonné le glas du poste de libéro, et du marquage individuel. Les défenseurs modernes ne sont désormais plus caractérisés par les appellations de "libéro" ou "stoppeur", ou alors par erreur. D'ailleurs, la différenciation tactique entre ces deux rôles s'est estompée, dans le cadre de la « défense en ligne » : les quatre défenseurs jouent alignés, quand leur équipe n'a pas le ballon.

Pendant une grande partie du XXe siècle, la défense par marquage individuel était prépondérante : chaque défenseur, à l'exception du libéro, se voit attribuer un attaquant qu'il suivra partout afin de gêner son jeu. Bien qu'efficace et simple à appliquer, cette option tactique montre cependant des faiblesses. Si un défenseur est battu, ce qui a de très fortes chances d'arriver pendant un match, l'attaquant qu'il marquait se retrouve seul et bénéficie donc d'une grande liberté d'action. De plus, les défenseurs « au marquage » ne peuvent pas participer au reste du jeu, au risque de s'éloigner trop de leur adversaire attitré. Enfin, la tactique défensive dépend essentiellement du nombre d'attaquants adverses, ce qui fait qu'au final, le schéma de jeu est imposé par l'équipe adverse qui pourra alors jouer sur ses points forts.

Dorénavant, la grande majorité des équipes pratique une défense dite « en zone », beaucoup plus flexible que le marquage individuel. Chaque défenseur couvre une partie du terrain, et il défendra contre l'adversaire qui s'y trouve. La défense en zone des premiers temps était rigide, les joueurs traçant des lignes mentales pour délimiter des endroits du terrain où ils n'allaient pas. Peu à peu, les entraîneurs ont enseigné une défense en zone intégrant les avantages de la défense individuelle. Les défenseurs sont alors amenés à se déplacer en bloc en fonction de la position du ballon et des adversaires. L'arrière droit se retrouve au marquage du joueur le plus à droite sur une action particulière, le défenseur central droit sur le deuxième le plus à droite, et ainsi de suite. Les permutations sont possibles, mais seulement aux moments où une accalmie dans le jeu le permet. En cas de sous-nombre, le porteur du ballon est le premier joueur visé, et le(s) joueur(s) le(s) plus éloigné(s) du ballon est/sont laissé(s) libre(s). Bien que très efficace, la défense en zone est particulièrement difficile à pratiquer, car elle nécessite plus de coordination, de concentration, de lucidité et d'intuition du jeu que le marquage individuel. L'entraînement collectif d'une défense consiste donc à cultiver les automatismes. C'est pourquoi beaucoup d'entraîneurs, une fois qu'ils ont trouvé leurs quatre (ou trois ou cinq) défenseurs, rechignent à en changer.

Physiquement, les défenseurs centraux sont en général plus grands et costauds que les autres joueurs, puisque ce sont souvent leurs capacités physiques qui leur permettent de prendre le dessus sur leurs adversaires. Dans le football moderne, ils mesurent souvent plus de 1m85. La taille est souvent avantageuse pour intercepter les ballons dans le jeu aérien ou couper les trajectoires des centres venus des ailes ou celles des passes longues en profondeur. Néanmoins, ce sont souvent leurs capacités à se placer et à travailler avec leurs coéquipiers de défense qui priment. Le rôle de défenseur requiert aussi beaucoup de sang-froid et de précision dans leurs gestes. Derniers remparts avant le gardien, leurs erreurs sont souvent lourdes de conséquences, l'attaquant adverse se trouvant alors dans un angle de tir avantageux, dans l'axe.

Dans le jeu offensif, les défenseurs ont en général un rôle limité. Même s'ils peuvent se poster très haut sur le terrain, ils ne montent que rarement à l'attaque. Le risque d'un contre de l'adversaire est toujours possible, et un défenseur ne peut se permettre de monter pour ne pas risquer de perturber et d'affaiblir l'organisation défensive de son équipe. Néanmoins, tactiquement, il arrive que l'on laisse le droit à certains défenseurs centraux de monter. C'était très souvent le cas avec les libéros qui étaient des milieux reconvertis et qui donc possédaient des qualités pour jouer haut sur le terrain. C'est parfois le cas avec les défenseurs possédant des qualités techniques, une bonne lecture du jeu ou tout simplement une grosse frappe de balle, susceptibles d'être un apport offensif. Quel que soit les cas de figures, la montée du défenseurs central est toujours compensée par le repositionnement d'un milieu aux arrière-postes pour ne pas affaiblir la défense en cas de contre.

De manière générale, les défenseurs centraux évitent tout geste qui pourrait leur coûter une perte de balle. Ils ne dribblent pratiquement jamais et ne font que rarement des passes hasardeuses. Lorsqu'ils ont le ballon, ils se contentent en général de servir le ballon proprement aux milieux de terrain. C'est la relance: le premier geste qui impulse le jeu offensif de l'équipe. La qualité de la relance est primordiale et nécessite un certain sang-froid, une certaine lecture du jeu ainsi que des qualités de passeur. Un bon "relanceur" est le défenseur qui arrive à trouver des joueurs démarqués par ses passes, à sortir correctement les ballons malgré le pressing adverse voire à créer des actions de jeu dangereuses par des passes directement envoyées aux attaquants.

Parmi les plus célèbres défenseurs centraux, on peut citer :

Franz Beckenbauer (Allemagne), Franco Baresi (Italie), Bobby Moore (Angleterre), Claudio Gentile (Italie), Fernando Hierro (Espagne), Fabio Cannavaro (Italie), Berti Vogts (Allemagne), Marcel Desailly (France), Matthias Sammer (Allemagne), Daniel Passarella (Argentine), Ronald Koeman (Pays-Bas), Ruud Krol (Pays-Bas), Laurent Blanc (France), Jürgen Kohler (Allemagne), Alessandro Nesta (Italie)
Le milieu de terrain

Le milieu de terrain est peut-être la ligne de jeu qui propose le plus d'options tactiques différentes. On peut avoir deux, trois, quatre voire cinq milieux de terrain, selon le dispositif choisi et selon la possession du ballon et de l'adversaire. Traditionnellement, un milieu de terrain doit être endurant, c'est le joueur qui parcourt le plus de chemin au cours d'une partie. C'est peut-être d'ailleurs la seule caractéristique commune aux milieux, qui peuvent montrer par ailleurs des aptitudes totalement différentes. Si le milieu forme un bloc, on différencie bien souvent les milieux défensifs, des milieux offensifs, même si ceux-ci se doivent d'être complémentaires, et de ne surtout pas « couper l'équipe en deux » (les uns derrière, les autres devant).

Le rôle de milieu de terrain est de réaliser la liaison entre la défense et l'attaque. Après la récupération de la balle, les milieux doivent la transmettre aux attaquants dans les meilleures conditions possibles. Inversement, ils doivent gêner le développement du jeu adverse pour ne pas compliquer la tâche des défenseurs. Il est fréquent d'entendre des grands tacticiens affirmer qu'un match se gagne ou se perd au milieu de terrain.
Les milieux défensifs

Les milieux défensifs sont des défenseurs avancés sur le terrain. Ils doivent empêcher la construction du jeu adverse, avant même que la balle ne soit transmise aux attaquants. Une récupération de balle au milieu de terrain est bien plus intéressante qu'en défense, puisqu'il n'y a plus que la moitié du chemin à faire jusqu'aux attaquants, ce qui permet d'amorcer des contre-attaques souvent décisives. Le terme de milieux défensifs, englobent deux postes particuliers :
le milieu défensif dit "récupérateur" (ou n° 6) qui a un rôle purement défensif. Exemples type de milieux récupérateurs : Patrick Vieira, Yaya Touré.
le milieu défensif dit "relayeur" (ou n° 8) qui est en fait un milieu central ayant un role de récupération, mais qui est aussi le lien entre le bloc défensif (défense + milieu(x) récupérateur(s)) et le bloc offensif. (milieu(x) offensif(s) + attaquant(s)). Il se doit d'être capable de se projeter vers l'avant et doit donc posséder d'excellentes qualité technique et ou de puissance physique. Exemples types de milieux relayeurs : Steven Gerrard, Lucho Gonzalez, Miguel Veloso ou encore Juninho, Xavi. Généralement, il y a un récupérateur associé à un relayeur. Mais un entraineur plus défensif, peut mettre deux récupérateurs, comme l'a fait Raymond Domenech à l'Euro 2008. Cela reste cependant moins conseillé dans le football moderne qui se veut plus offensif. Il se peut aussi qu'un système de jeu ait deux relayeurs, mais il y aura alors un troisième milieu défensif, récupérateur. Jamais un entraineur ne se prive de récupérateur sous peine de voir son équipe sombrer sous une avalanche de but.

Certaines « paires » de récupérateur-relayeur deviennent célèbres à force de jouer ensemble. On pense à Vieira-Makelele (équipe de France), Pirlo-Gattuso (Milan AC et équipe d'Italie).

Souvent, plusieurs milieux défensifs peuvent compenser une faiblesse en défense (par exemple une défense à trois joueurs), et inversement, des milieux jouant très haut peuvent totalement remplacer l'attaque.

Outre l'endurance, l'esprit d'anticipation, les qualités techniques, un bon milieu défensif doit avoir d'autres qualités fondamentales pour gérer positivement toutes les balles récupérées sans aucun risque ou danger.

Dans une configuration défensive :

Dans la zone du milieu défensif, il a des priorités selon les cas, pour se dégager de son camp ou exploiter une balle récupérée:
S'il n'est pas gêné, il doit :
contrôler sur son côté et jamais devant lui,
puis passer en priorité à l'arrière latéral de son côté ;
si celui-là est chargé, il doit alors remettre sur l'ailier un peu plus loin du côté le plus proche;
si c'est impossible dans ces deux cas, il progresse en diagonale dans l'espace libre vers le couloir le plus proche pour servir l'ailier ou…
si ce n'est pas possible, il pivote sur sa balle -- (du côté de la touche et jamais du côté de l'axe) pour remettre en arrière à son soutien (libero ou un autre joueur qui soutient) ou au gardien qui dégage ou qui change d'aile ;
si ces solutions ne sont pas possibles à cause du pressing des adversaires, il dégage alors plus loin, mais toujours sur l'aile de son côté car l'avant doit alors faire appel pour l'aider à se débarrasser de cette balle vicieuse dans une tentative de contre rapide en profondeur.
s'il juge à l'avance que toutes ces solutions seraient impossibles, il ne doit même pas effectuer le 1er contrôle mais plutôt dégager plus loin, car la priorité dans ce cas est dans le rôle purement défensif.

Toute tentative contraire à ces techniques ne pourrait qu'être regrettablement fatale pour lui et son équipe (Rappel : des mauvais contrôles de Boban et de Jarni exploités par Lilian Thuram - 2 à 1 pour la France lors du Mondial 1998; de Cordoba dans les éliminatoires du mondial 2006 contre l'Uruguay… et les cas sont très nombreux à citer).

Dans une configuration offensive, sa position idéale est le soutien constant près des partenaires opérant l'offensive, de façon à créer le surnombre qui fait pression sur l'adversaire (pressing offensif).

Le cas d'une perte de balle : grâce à ce pressing, la récupération est facile.
Lorsqu'il reçoit comme soutien, la balle d'un partenaire, il la joue sur le joueur démarqué (de préférence sur l'aile la plus proche…).
Et s'il reçoit ou récupère une balle seule dans le milieu axial, il doit avancer en diagonale vers le côté où il est possible de mener une attaque placée…
S'il ne trouve personne, il centre derrière les adversaires lui faisant obstacle, sur un milieu offensif ou un attaquant de pointe qui doit faire appel dans l'espace libre (généralement en transversale ou en diagonale sur le côté, si le hors-jeu est brisé par une fausse position d'un défenseur adverse.)
Et si cette solution n’est pas possible, il remet sur un défenseur en soutien — à l'instar d'un milieu défensif — pour aérer le jeu en conservant la balle.
Lequel défenseur qui lit bien le jeu, choisit le couloir le plus favorable pour la construction d'une tentative offensive (attaque placée).

Avec deux milieux défensifs :
Le pressing est plus fort ;
Dans le rôle offensif, l'un participe à l'action même comme appui dans tout espace profitable (le relayeur) (ex : Xavi et Iniesta, Frank Lampard et Michael Essien, Gerrard, Roy Keane, Zé Roberto et Emerson, Gennaro Gattuso, Patrick Vieira ; le second (le récupérateur) reste constamment comme soutien (en libéro central) de façon à former sur le terrain plusieurs lignes qui renforcent le milieu (pressing haut : l'équipe adverse en difficulté certaine, nombreuses opportunités de buts, exemples : Brésil - Argentine et Mexique - Brésil — coupe des Confédérations édition 2005 ; Brésil-Chili — éliminatoires retour Mondial 2006… ).

Quelques célèbres milieux défensifs :

Frank Rijkaard (Pays-Bas), Lothar Matthäus (Allemagne), Johan Neeskens (Pays-Bas), Paul Breitner (Allemagne), Dunga (Brésil), Didier Deschamps (France), Andrea Pirlo (Italie), Patrick Vieira (France), Josep Guardiola (Espagne), Marco Tardelli (Italie), Fernando Hierro (Espagne), Claude Makélélé (France), Mauro Silva (Brésil), Steven Gerrard (Angleterre).
Les milieux de terrain offensifs

Les milieux offensifs ont un rôle d'attaquant, mais leur position reste en retrait. il y a deux types de milieux offensifs : les milieux offensifs axiaux et les milieux offensifs latéraux.
Les milieux offensifs axiaux évoluent dans l'axe de l'attaque, derrière les attaquants. Ils sont chargés d'organiser le jeu offensif de l'équipe. C'est le poste qui permet la meilleure expression du potentiel technique du joueur. En effet, le milieu offensif doit maîtriser un registre technique et tactique très complet pour être efficace et véritablement influer sur le jeu de son équipe. Il doit être un bon passeur car ce sont ses passes qui offrent des occasions de but à ses attaquants, mais aussi avoir une bonne lecture du jeu, pour trouver les failles du dispositif défensif adverses. C'est à lui donc que revient l'orientation du jeu, c'est-à-dire le choix tactique de servir ses attaquants ou ses ailiers en fonction des actions du match. Il est en général aussi un bon dribbleur, car il peut être amené à emmener le ballon soit pour aspirer la défense et offrir des espaces à ses attaquants, soit éliminer des joueurs adverses et créer du surnombre offensif. D'un ou l'autre cas de figure, il doit aussi faire preuve d'une certaine efficacité devant les buts pour le cas échéant, concrétiser les actions de jeu qu'il a réussi à créer. Les meilleurs milieux offensifs d'une équipe se voient souvent attribués le rôle de meneur de jeu, c'est-à-dire qu'ils deviennent l'unique organisateur du jeu de l'équipe. Dans cette configuration, la majorité des ballons passe par ce type de joueur qui devient véritablement le dépositaire du jeu. Appelés « meneur de jeu » ou « numéro 10 », ils doivent pouvoir servir des ballons de buts aux joueurs offensifs, et parfois en marquer eux mêmes. Néanmoins, ce système est très dépendant de la qualité même du joueur ayant rôle de meneur de jeu. Il n'est pas rare que certains dispositifs de jeu écartent ce rôle de joueur au profit de milieux offensifs plus nombreux et excentrés sur les ailes, pour varier les possibilités offensives. Les joueurs les plus célèbres sont la plupart du temps des milieux offensifs, c'est par exemple le cas de Zico, de Bobby Charlton, de Michel Platini ou de Zinedine Zidane. Il n'y a de meneur de jeu que dans deux systèmes à quatre défenseurs ; le 4-4-2 losange, et le 4-2-3-1.
Les milieux offensifs latéraux ont sensiblement le même rôle que les milieux offensifs axiaux sur le plan offensif. Néanmoins, du fait de leur éloignement sur les côtés du terrain, leur possibilités de jeu sont plus limités et leur vision du jeu relativement amoindrie. Ils ont surtout un rôle de débordement, ils aspirent la plupart du temps à centrer le ballon devant le but pour que les attaquants puissent tenter de marquer. Cependant, le fait d'être exilé sur les côtés leur offre aussi des avantages. En effet, ils ont moins de joueurs adverses dans leur zone de jeu (en général, un défenseur latéral et parfois le milieu latéral adverse) et de ce fait, une plus grande liberté de jeu (en comparaison de l'axe où l'on retrouve un plus grand nombre de joueurs). Les milieux offensifs latéraux bénéficient souvent d'une plus grande marge de manœuvre pour centrer ou de revenir au centre pour tenter des tirs. C'est en partie pour cela que dans le football moderne, on retrouve depuis quelques années les meilleurs joueurs d'une équipe sur les côtés droit ou gauche du milieu: à l'image de Lionel Messi au FC Barcelone, Cristiano Ronaldo au Real Madrid ou Franck Ribéry au Bayern Munich. On notera aussi que depuis quelques années, la position du joueur est souvent l'inverse du pied qu'il utilise le plus fréquemment. Ainsi, par exemple, Messi est gaucher et joue à droite, Cristiano Ronaldo est droitier et joue à gauche. Il semblerait que ce positionnement tente à favoriser les possibilités de tir pour les joueurs à ce poste (un droitier a souvent un plus grand angle de tir lorsqu'il utilise l'intérieur du pied et qu'il est positionné à gauche). Cette volonté tactique n'a pas toujours été: pendant longtemps, le positionnement du latéral était en partie dicté par le pied qu'il utilise avec le plus de facilité. Ainsi, les latéraux gauchers jouaient à gauche. Dans ce dispositif, ils étaient moins bien placés pour tirer mais avaient un meilleur angle pour centrer de l'intérieur du pied. D'une certaine façon, cette volonté tactique pourrait témoigner d'une certaine primauté du rôle du latéral comme tireur plutôt que centreur.

Attention, il ne faut surtout pas confondre milieux latéral et ailiers. Les milieux latéraux doivent bloquer leur couloir. C'est-à-dire qu'ils doivent empêcher les latéraux adverses de passer en phase offensive. Les ailiers eux sont de véritables attaquants, et ne sont utilisés que dans un système à trois attaquants, et surtout pas dans un 4-4-2.

Parmi les plus célèbres milieux offensifs, on citera le Brésilien Zico, l'Argentin Diego Maradona, les Français Michel Platini et Zinedine Zidane.
L'attaque

Le rôle d'un attaquant est souvent de concrétiser le jeu offensif de son équipe. Il est positionné en face des buts adverses et donc a plus de possibilités pour marquer des buts par rapport aux joueurs adverses. Lorsqu'il est particulièrement efficace dans cet exercice, il est appelé buteur. Néanmoins, tous les attaquants ne sont pas des buteurs, et leur rôle peut varier en fonction de l'organisation tactique, du jeu de son équipe et de leur façon de jouer.

Le buteur est peut-être le rôle plus médiatisé au football, car en général, c'est celui qui marque les buts et qui fait gagner son équipe. Il existe plusieurs profils de buteur, souvent en relation avec leur physique, leurs capacités techniques et leur style de jeu. Certains sont des joueurs qui partent de loin, qui misent sur leur vitesse et leur conduite de balle pour transpercer la défense et inscrire un but. Ce profil de joueur profite souvent des balles qui lui sont donnés en profondeur, et sont particulièrement redoutables face aux défenses positionnées très haut sur le terrain. En général, ils ont plus de difficultés à exprimer leur vitesse face aux défenses basses et regroupées. D'autres buteurs sont des renard des surfaces, c'est-à-dire qu'ils passent la majorité de leur temps à rôder dans la surface de réparation, pour offrir des solutions à ses milieux ou récupérer les ballons qui traînent. Ce type de joueur participe peu au jeu collectif de l'équipe et ne touche en général que très peu le ballon. Ils se contentent surtout de leur rôle de finisseur. Pour cela, ils doivent faire preuve d'un grand opportunisme et d'une grande efficacité devant les buts, les occasions étant rares. Les "renards des surfaces" misent surtout sur leur vivacité, leur rapidité gestuelle, et leur capacité à se débarrasser du marquage adverse. Ce sont souvent des joueurs costauds capables de rivaliser physiquement avec les défenseurs, aussi bien sur les balles hautes que sur les balles au sol. Très dangereux dans les petits espaces et les défenses basses, ils ont plus de difficultés dans les défenses hautes car ce ne sont pas toujours des joueurs rapides ou ayant une bonne conduite de balle.Cette typologie du buteur n'est cependant pas figée et il arrive qu'une même buteur joue sur plusieurs tableaux et possède une large palette de jeu. De même, certains buteurs ne misent presque exclusivement que sur un seul point fort de leur jeu. Ainsi, l'Allemand Oliver Bierhoff était particulièrement réputé pour marquer des buts de la tête. À l'inverse, l'attaquant français Thierry Henry ne marque pratiquement jamais de la tête. Un buteur idéal doit être vif, opportuniste et bon en un contre un. Une certaine proportion d'échecs lui est pardonnée à la condition qu'il concrétise certaines de ses occasions.

Il existe cependant d'autres attaquants qui ne jouent pas spécifiquement le rôle de buteur. C'est souvent le cas dans une formation à deux attaquants, où l'on retrouve rarement deux réels buteurs. En effet, le buteur étant un joueur plutôt individualiste, le risque d'associer deux buteurs peut nuire au jeu collectif. Chaque buteur peut avoir tendance à chercher à marquer plutôt qu'à servir son partenaire d'attaque, et donc négliger l'entente entre les deux joueurs. On associe en général au buteur, un autre attaquant dont le rôle est d'aspirer les défenseurs pour démarquer le buteur. C'est souvent un joueur très mobile, n'hésitant pas à s'excentrer, ou à revenir en arrière pour chercher les ballons. il est en général bon dribbleur et plus passeur que buteur, mais de par son positionnement, doit tout de même savoir concrétiser les occasions. Il s'agit parfois d'un milieu offensif positionné plus haut. Ainsi, dans certains dispositifs tactiques à un seul attaquant de pointe, il n'est pas rare de voir associé à cet attaquant de pointe un joueur « mi-milieu, mi-attaquant » appelé le « neuf-et-demi » ou encore selon l'expression italienne à propos le "Trequartista". Ce type de joueur est devenu très courant dans le football moderne car il permet de constituer une véritable alternative entre l'attaque et le milieu de terrain. C'est dans ce rôle qu'ont évolués beaucoup de grands joueurs comme par exemple Diego Maradona, Francesco Totti ou encore Kaká.

Il existe aussi un autre type d’attaquant : le pivot. Ce rôle est souvent dévolu aux joueurs particulièrement grands et costauds. Ils ont pour fonction de servir de point d'appui en attaque pour les milieux, soit grâce à leur jeu de tête, soit par leur capacité à garder le ballon entre les pieds. A la réception des centres et des passes, ils servent à écarter les ballons vers des joueurs mieux placés qu'eux et donc plus susceptibles de marquer. Jouant dos au but, ils ont souvent moins d'opportunités pour marquer, mais doivent faire preuve de certaines qualités physiques et techniques pour contrôler les ballons et servir ses coéquipiers. Du fait de leur physique, ils sont souvent très surveillés par les défenseurs notamment à cause de leur jeu de tête, et permettent ainsi d'offrir des espaces à ses coéquipiers.

Certains attaquants peuvent avoir une situation désaxée sur le terrain, c'est par exemple le cas des ailiers dans les attaques à trois ou quatre joueurs. Leur rôle est alors de contourner par les côtés la défense adverse, afin d'adresser des centres devant le but aux attaquants axiaux, ou avants-centres. Ces derniers se doivent de concrétiser les passes et les transformer en buts. L'avant-centre est le joueur qui touche le moins de ballons dans une équipe, celui aussi qui est le plus surveillé par les défenseurs.

Il est fréquent que pendant les phases offensives, les milieux de terrain viennent s'intégrer à la ligne d'attaque. C'est d'autant plus vrai dans le football moderne, qui a eu tendance à réduire le nombre d'attaquants à deux, voire un seul. Il n’est pas possible d'être efficace à un attaquant contre quatre défenseurs, et un tel dispositif impose un soutien appuyé du reste de l'équipe.

Quelques-uns des plus célèbres attaquants, le Roi Pelé. Parmi les brésiliens citons Ronaldo qui a inscrit quinze buts lors des phases finales de la Coupe du monde (0 en 1994, 4 en 1998, 8 en 2002, 3 en 2006). Le recordman des buts sur une phase finale est Just Fontaine avec treize buts en 1958.

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